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Projet Territorial de Développement Durable Sud de Seine

"Pour une proposition d’action durable" : "Fiche-Action" n° 1

mercredi 25 novembre 2009

Un "FORUM CITOYENS" s’est tenu le 21 octobre 2009 à Bagneux comme dans les trois autres villes de l’Intercommunalité (Fontenay-aux-roses, Clamart, Malakoff). Destiné à réunir avec les habitants des "matériaux" pour la "Construction d’un programme d’actions" - troisième étape prévue dans le Projet Territorial de Développement Durable de Sud de Seine, un "Diagnostic" (octobre 2008) suivi de la "Stratégie" locale de développement durable de Sud de Seine ( présentée fin juin 2009) l’ avaient précédé. Les propositions d’actions présentées par les habitants devaient s’inscrire dans un des Cinq "AXES" définis dans ce Projet, et être formulées suivant un canevas appelé "Fiche-Action"

Les réflexions, analyses et positions qui sont à l’actif de notre association "Habiter rue de la Porte d’en bas et Quartier des Mathurins" ont permis de synthétiser et rendre lisibles un certain nombre de nos objectifs, sous forme des "Fiches’Actions" attendues, et de les croiser avec des objectifs listés dans le Projet Territorial.

L’Action n° 1 est de type action locale "Travailler à réunir les conditions pour que sur les terrains, au lieu dit "les Mathrins", un "JARDIN NATUREL" prenne le relais de la "FRICHE BOISÉE", située aux abords du Centre village de Bagneux (dont le devenir et l’aménagement sont liés à "l’opération immobilière" en cours.

Mais ce faisant, les principales questions relatives aux décisions concernant le développement urbain, auxquelles chacune des municipalités est confrontée, y sont présentes, avec comme fil directeur le principe suivant exprimé (sous forme d’objectif) dans l’AXE 5 : "Développer la vie démocratique (...)"renforcer la co-construction des politiques publiques et donc l’adhésion des parties prenantes"

Les Fiches 1 et 2 interviennent dans le même domaine de réflexion "Préserver la biodiversité et les ressources naturelles" - qui fait l’objet de l’AXE 2 du Projet Territorial .

Fiche-Action 1.

Des expériences urbaines réussies - tel le "Jardin naturel de la Rue de la
Réunion" dans le 20ème arrondissement à Paris, créé sur un terrain qui fut une friche industrielle, avec l’objectif de redonner place à des espaces"naturels" permettant de garantir la survie d’écosystèmes indispensable, si l’on est soucieux de préserver la biodiversité dans la ville - peuvent servir, non pas de modèle, mais de référence pour penser un nouveau type d’espace vert au coeur de la ville - ici à Bagneux.

En saississant l’opportunité d’un aménagement devenu possible d’un "territoire" qui, depuis des décennies, resté abandonné (en raison des risques liés à la nature de son sous-sol - carrières de gypse), s’était constitué en "réserve de biodiversité" (en quelque sorte "jardin écologique" sans jardinier), est aujourd’hui en voie de totale consolidation - on doit pouvoir susciter un traitement inventif de ce lieu où devront coexister des immeubles destinés à des logements et des espaces "libres de constructions".

Les atouts ne manquent pas -

quand bien même les terrains profondément bouleversés par le passage des engins lourds utilisés pour combler les sols, ressemblent en partie à un territoire traversé par des chars ...d’assaut !

Il est encore possible de partir d’une bonne partie de ce qu’il reste de l’existant : grands arbres encore en nombre, en plusieurs endroits du terrain, aux essences dites "banales", non touchés par les travaux de comblement des sols, vieux troncs et souches laissées au sol, en l’état, mais aussi arbres fruitiers que le grand âge et la stature imposante rendent de fait "remarquables" - témoins de la nature quasi inchangée de ces parcelles, inscrite dans l’histoire du Village ( vignes jusqu’au début du XXème siècle, puis "cultures fruitières" / verger et jardin) et faire l’économie d’un abattage excessif et dévastateur.

Puis, par un travail intelligent de reconstitution d’un univers végétal, à partir des "repousses spontanées" et des "plantes pionnières", imaginer des usages qui ne relèguent pas l’espace dit naturel dans un espace "sanctuaire", isolé des autres espaces publics non construits, ceux-là, eux-mêmes réduits à n’être qu’un lieu de passage, n’ayant de jardin que le nom.

Il y a là donc matière à "exploiter le potentiel des espaces publics pour la convivialité et le partage" - ce qui nous renvoie aussi à l’un des AXES du Projet Territorial de Développement Durable.

Ni musée, ni décor (prévu seulement par des spécialistes, en situation de commande), mais constitué avec les compétences et les savoirs-faire de professionnels (jardiniers de la ville, autres intervenants qualifiés sollicités, étudiants qui peuvent trouver là un terrain d’expérience dans leur domaine), mais aussi d’habitants qui souhaitent contribuer à sa réalisation - expériences ou / et connaissances à transmettre, ou tout simplement désir de s’investir dans cette action - ce jardin public - avec ses diférents espects ( biodiversité valorisée, verger protégé, espace paysager où les arbres sont encore des arbres, pensés comme un "bien commun" à entretenir, source de bien-être, et non pas des obstacles à éliminer systématiquement )- peut être un projet collectif en devenir

Fiche Action 1.

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