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Notre contribution à l’atelier sur la révision du PLU de Bagneux

Pour une approche de l’urbanisme par les espaces ouverts

jeudi 18 juillet 2013

Après un bilan de la situation de la ville du point de vue de l’urbanisme nous proposons d’aménager la butte de Bagneux en créant un parc urbain occupant la moitié sud du site de la DGA, pôle de la trame verte intercommunale et prolongation du parc Miterrand, ainsi que son inscription dans la trame verte intercommunale.
Ce projet s’appuyant sur les orientations du SDRIF permettrait de construire l’unité de la ville, d’en sauvegarder le patrimoine "grand paysage", d’aller vers 10 m² d’espaces verts ouverts par habitant pour une ville de 50000 habitants, en apportant toutes les aménités liées à la présence de la nature en ville.

Diagnostic

La ville n’est pas marquée par de grandes coupures urbaines :
La voie TGV est tangente à sa limite Ouest.
L’ex nationale 20 (RD920 marque sa limite Est
seule la voie du RER isole une portion de territoire au Sud-Est
Le réseau viaire est marqué par un axe majeur allant de son centre ancien au Nord-Est et par deux voies Ouest-Est.
Deux voies Nord-Sud la traversent le log du cimetière parisien et à l’est parallèlement à la RD920.
Une part importante de son territoire n’est pas sous son contrôle (le cimetière parisien de 66 ha), et ne peut être pris en compte dans les choix d’aménagement. La surface de cet équipement ne doit pas être pris en compte dans les calculs de densité.

La ville est carencée en espaces verts :
Pour près de 40 000 habitants elle ne compte que 21 ha d’espaces verts ouverts au public soit environ 5 m² par habitant.

De notre point de vue les espaces ouverts sont devenus insuffisants.

La ville est fragmentée puisqu’elle est formée de l’agglomération :
- d’un centre ancien (centre village)
- de nombreux lotissements pavillonnaires
- d’une cité des années 1930
- de deux grands ensembles des années 1960-1970 portant les stigmates de la charte d’Athènes
- d’ensembles de logements des années 1980-2010 de meilleure qualité.

Ce que prescrit le Schéma Directeur Régional d’Ile de France

approuvé par le Conseil régional en 2012 et soumis à enquête publique en 2013


« Il reviendra en conséquence aux collectivités territoriales de s’assurer que leurs documents d’urbanisme permettent notamment :

- de préserver les emprises dédiées aux espaces verts publics existants ;
- d’affirmer prioritairement la vocation d’espaces verts publics et de loisirs des secteurs sous-minés par d’anciennes carrières non encore urbanisés en cœur d’agglomération et dans la ceinture verte, en particulier dans les territoires carencés en espaces verts ;
- de créer les espaces verts d’intérêt régional...

Sont considérés par le présent schéma comme continuités : […] les continuités écologiques, qui désignent des continuités boisées, herbacées, agricoles et humides permettant la circulation des espèces entre des réservoirs de biodiversité.
En milieu urbain, s’il n’est pas toujours possible de maintenir une emprise large pour ces continuités leur caractère multifonctionnel est essentiel à préserver, voire à améliorer (trame verte d’agglomération, corridor fluvial, rivière urbaine, etc.).
Leur rétablissement doit être favorisé à l’occasion d’opérations d’aménagement et de renouvèlement urbain.
Ces continuités peuvent être le support de plusieurs fonctions : espaces de respiration et/ou liaisons agricoles et forestières et/ou continuités écologiques et/ou liaisons vertes.
Il faudra alors veiller à la compatibilité de ces fonctions.
L’emplacement, le tracé et l’ampleur des continuités doivent être précisés et adaptés localement à leurs fonctions, y compris en cas de superposition avec des secteurs urbanisés ou d’urbanisation, et ceci en cohérence avec les territoires voisins.
Le développement et le maillage des espaces ouverts doivent contribuer à structurer l’espace, à mettre en valeur l’environnement naturel et urbain, et à améliorer la qualité urbaine. Dans les secteurs déficitaires en espaces verts, l’offre d’espaces verts publics de proximité doit être développée afin de tendre vers 10 m2 par habitant ».

Dans les communes disposant de moins de 10 % [NOUS AVONS DEMANDÉ LORS DE L’ENQUÊTE PUBLIQUE QUE CE CHIFFRE SOIT PORTÉ À 20% (voir ci-contre)] en superficie d’espaces agricoles, boisés, naturels et d’espaces ouverts urbains, les espaces à potentiel écologique sont à reconquérir, afin de rétablir un réseau écologique (zones réservoirs, zones tampons, continuités écologiques).

« Les belvédères devront être préservés sous forme d’espaces accessibles, aménagés, et leur vue protégée. Les coteaux non bâtis devront être préservés ».

LE PROJET TERRITORIAL DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DU PLU MIS EN CONFORMITÉ

L’unité de la ville ne peut être construite que par les espaces ouverts dans leur continuité.

Le prochain PADD du PLU devra afficher l’objectif des 10 m² d’espaces verts par habitant, et celui de la création d’une trame verte Est Ouest prenant en compte la première trame verte intercommunale (document ci-contre) et, en conséquence, prévoir la création d’un grand parc urbain « espace de nature » prolongeant le parc François-Mitterrand existant.
Ce grand parc permettra de pallier le manque d’espaces verts induit par la croissance (prévue par contrat), de la population (50 000 habitants) soit une grande part des 18 ha manquants devra être mis en relation par une trame verte, à l’Est avec la vallée de la Bièvre, à l’Ouest avec le terrain de la mare de la Lisette pour permettre la liaison avec le site du Panorama.
Les construction sur l’espace DGA devront être regroupées au Nord de la zone requalifiée pour protéger le grand paysage (belvédère situé sur une zone sous-minée).
Des liaisons douces seront établies entre l’espace vert agrandi et le quartier Nord.

Un autre développement urbain est possible

Les droits à construire sur la DGA n’ont pas besoin d’être changés puisqu’en prévoyant une emprise au sol des bâtiments de 75%, huit niveaux pour les bureaux et quatre pour les logements, les droits à construire peuvent être regroupés sur la moitié nord du terrain (les droits pour les bâtiments d’activité sont de 2,8 et de 0,2 pour le logement).

Ne pas céder à la spéculation, c’est gagner 8,5 ha d’espaces verts pour la ville, préserver un site tout aussi remarquable que le site du Panorama de Fontenay-aux-Roses, permettre le développement de la nature en ville sur un espace situé sur une zone humide, construire l’unité de la ville en s’appuyant sur le grand paysage et les espaces ouverts.

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